Les voix paranormales face à la science
Cet article est tiré de la revue Parasciences
(
http://parasciences.net/spip.php?article113 )
Un bel article pour inviter certaines personnes à ne
pas affirmer de contre-vérités !
Voilà plus de 40 ans que
nos scientifiques étudient ce phénomène en toute objectivité. Bien qu'il soit
toujours possible de trouver des détracteurs pour tout, il en ressort que le
verdict est sans appel. Les "voix paranormales" sont bien d'origine intelligente
et hors de notre monde.
EXPÉRIENCES DE 1964
En été 1964, l’Institut pour l’étude des champs limites de la psyché de Fribourg put, dans un institut privé de physique, à Northeim, entreprendre, avec Jürgenson, une série d’expériences. Y participèrent le directeur de cet institut, B. Heim, son ingénieur du son, W. Schott, moi-même, G. Vilhjalmsson, et, en qualité d’observateur, le physicien F. Karger, de Munich. On utilisa plusieurs types de magnétophones : deux Uher, ceux de Jürgenson et de Fribourg, un stéréo Grundig et, dans une pièce voisine, un Telefunken à titre de contrôle de distance. À part de nombreuses surimpressions découvertes et entendues seulement par Jürgenson, seules quelques-unes étaient perceptibles par plusieurs expérimentateurs et partiellement compréhensibles. Une expérience est à détacher des autres. Elle fut réalisée dans une chambre d’hôtel par Jürgenson, Karger, Vilhjalmsson et moi, sur appareil Uher. Dans une brève conversation, Jürgenson rend compte d’un phénomène bizarre lors du report de la bande destinée à Fribourg : des surimpressions nouvelles étaient décelables. À un certain endroit de la conversation, une courte pause, puis une interjection : von wo ! (« d’où »), prononcée clairement par une voix d’homme. Ce phénomène fut reconnu plus tard grâce à la méthode « Voice-print » qui visualise, en « speech-diagram » les impressions vocales perçues par les expérimentateurs.
D’OÙ PROVIENNENT CES PHÉNOMÈNES VOCAUX ?
Les expériences de Northeim servirent, dans un premier temps, à éclaircir le
problème tel qu’il se présentait. Il était hors de doute que, sur des bandes
vierges et certainement non trafiquées parce que neuves, des phénomènes vocaux
se manifestaient : il fallait en trouver la provenance. Les recherches portèrent
sur des enregistrements réalisés avec le microphone, car élucider les prétendus
enregistrements radio se compliquait du fait qu’il était difficile de faire la
distinction entre des émissions radio normales et des surimpressions d’autre
origine. Seules des informations personnelles nettement reconnues auraient, dans
ce cas, pu donner quelque certitude. Tout d’abord, si l’on veut prouver une
motivation paranormale des surimpressions à l’aide de microphones, il convient
d’exclure dès l’abord les contre hypothèses suivantes : a) Projection d’un
contenu sémantique illusoire en langage normal, ou fading, dû au hasard. b) Des
sons émis d’une manière incontrôlable par des participants, que ce soit en
chuchotements involontaires ou en interjections. c) Émissions radio
fragmentaires qui auraient pu impressionner la bande, le magnétophone pouvant,
dans certaines conditions, fonctionner comme un récepteur. Pour exclure la
première contre-hypothèse, faire des expériences d’audition avec un grand nombre
de participants est une bonne méthode. Mieux encore, la visualisation par le
« speech-diagram » décrite par Sotscheck. Des expériences d’audition sont
également indispensables lorsqu’il s’agit de rendre compréhensible un phénomène
vocal. Tous les participants à des expériences de phénomènes vocaux sont
d’accord sur ce point : il faut s’entraîner en permanence pour être à même
d’interpréter correctement les phénomènes sur la seule base physique. la seconde
contre-hypothèse peut être neutralisée le plus simplement du monde, selon le
physicien Heim, par le port exclusif de laryngophones. Dans le cas de la
troisième contre-hypothèse, le plus sûr moyen est de travailler dans un lieu
convenablement isolé et protégé. On peut également isoler chaque magnétophone et
son micro par une cage en fer. Il est cependant à noter que toutes ces
précautions risquent de détériorer, dans une certaine mesure, l’atmosphère
détendue nécessaire à l’expérimentation parapsychologique. Une autre
expérimentation des phénomènes vocaux fut réalisée par B. Heim et W. Schott, fin
octobre 1965, à Nysund, près de Molnbo en Suède, dans la villa de Jürgenson.
Avec un appareil Revox, les expérimentateurs réalisèrent vingt-deux
enregistrements, la plupart du temps très faibles en intensité sonore, et sur
l’interprétation desquels ils se montrèrent, « en raison d’une connaissance peu
approfondie des données locales, très réservés ». Même dans l’application très
stricte de nos expériences critiques, dit B. Heim dans son expertise, il
subsiste un reste inexpliqué qui semble, d’après nos observations, lié à la
personne de M. Jürgenson.
LES PLUS RÉCENTES EXPÉRIENCES EN 1970
L’Institut de Fribourg avait dû abandonner la suite des recherches sur les
phénomènes vocaux en raison de l’absence de moyens. Entre-temps, les « voix
paranormales sur bande magnétique » étaient devenues une curiosité dont le monde
entier discutait. Au début de mai 1970, une occasion inattendue s’offrit, qui
permit des expériences nouvelles avec Jürgenson, à Nysund. Les participants
étaient le Dr J. Keil (Institute of Psychology, University of Tasmania), L.
Bélanger et l’ingénieur N. Lemke, de Munich, avec sa femme et moi-même. Entre le
5 et le 8 mai 1970, vingt-cinq expériences isolées furent réalisées dans une
pièce de la maison de notre hôte ; ces expériences avec microphone, s’étalaient
pendant une durée parlée de 4 à 10 minutes chacune. Les participants étaient
placés autour d’une table ronde, Jürgenson un peu à l’écart avec son
magnétophone Uher Report 4 000. La disposition suivante avait été adoptée :
Devant chacun des participants assis autour de la table était placé un micro
rendu directif par adjonction d’un tube de carton de 30 cm (à partir du douzième
enregistrement seulement). Les micros utilisés étaient tous de haute qualité.
Au-dessus de la table était suspendu un micro universel, relié au magnétophone
de Jürgenson. Les micros de la table étaient branchés sur les deux canaux d’un
Uher Report 4 004 stéréo et d’un Uher Variocord 263. Devant l’entrée micro des
magnétophones était monté un filtre radio, et les câbles de micro étaient très
courts (au maximum 2 mètres 50). En plus, un appareil Shibaden-Videorecorder
était mis en place, avec micro omnidirectionnel, appareil chargé d’enregistrer
les réactions d’un oscillographe sur lequel était braquée, par ailleurs, une
caméra de télévision. L’oscillographe avait son propre micro. Il devait être
possible, de cette manière, d’identifier le son enregistré par le Videorecorder
avec l’oscillogramme correspondant. Des bandes neuves furent, avant usage,
rembobinées sur bobines métalliques afin de les débarrasser d’éventuelles
charges d’électricité statique et être certain que nulle charge de cet ordre
puisse influer la tête enregistreuse. La pièce dans laquelle l’expérience devait
se dérouler avait été soigneusement inspectée quant à la présence d’ondes radio
en provenance d’émetteurs puissants. Aucune trace ne fut décelable, et
l’ingénieur Lemke put réduire à néant la troisième contre-hypothèse. Après
enregistrement de chaque test, on passa à l’audition, d’abord sur l’appareil de
Jürgenson. Le maître de maison attira l’attention de l’auditoire sur les
surimpressions qu’il reconnaissait ; les assistants tentèrent de noter ce qu’ils
avaient compris. En plus de dix-sept de ces surimpressions plus ou moins nettes
sur lesquelles on réussit à se mettre d’accord, il y en eut d’autres dont
Jürgenson nous fit part seulement par la suite, après une vérification
renouvelée des enregistrements. Celles-ci n’ont pas encore été étudiées depuis.
Voici les surimpressions les plus compréhensibles détaillées dans leur contexte
expérimental :
3 mai 1970 : en cette première journée d’expérimentation, je demandai, dans l’après-midi, si Jürgenson avait enregistré des langues qui lui étaient inconnues, par exemple du japonais : à quoi Jürgenson répondit qu’il avait déjà enregistré une longue conversation dans une langue fantaisiste. Lors de la première expérience du soir, l’audition fit apparaître, sur la bande de Jürgenson, cette phrase surimprimée à une remarque de Lemke et dite par une voix masculine : « On retire simplement l’antenne. Jürgenson : « On retire, oui » (petite pause) so ho ho ; puis encore Lemke : « Et l’on peut alors... » Les micros sur la table n’étaient pas encore pourvus de dispositif directionnel, et l’oscillographe n’était pas branché. La surimpression était clairement discernable sur le Videorecord, un peu moins bien sûr les autres bandes. Le « visible speech-diagram » fit apparaître un « s » et par trois fois la voyelle « o ». Les syllabes ainsi objectivisées et qui rappellent une prononciation enfantine de chinois, pourraient avoir une relation avec des conversations antérieures de Jürgenson. Comme les laryngophones n’étaient, à ce stade de l’expérimentation, pas encore en service, la deuxième contre-hypothèse ne peut être totalement écartée, bien qu’une interjection so ho ho normalement articulée reste improbable. Lors de la même séance, on perçut, au cours d’une conversation qui portait sur la villa de Jürgenson et le lac voisin, une surimpression incluse dans une réponse de Jürgenson et qui disait aber suss. Un des participants donna à entendre qu’il avait voulu, peu de temps auparavant, demander si le lac était d’eau salée ou d’eau douce (suss) en allemand, signifie doux). Il comprit immédiatement la surimpression, qui avait d’ailleurs été enregistrée par tous les appareils, sauf par le Variocord. Quelques minutes plus tard, entre deux mots d’une réflexion de Jürgenson, un ha ha ha était encore perceptible. Trois autres surimpressions ne purent mettre les expérimentateurs d’accord quant à un sens précis.
4 mai 1970 : lors de la deuxième séance, les tubes directionnels étaient en place sur les micros disposés sur la table (Jürgenson, Keil, Lemke et moi) et l’oscillographe était en fonction. Le matin, Jürgenson avait fait une démonstration avec des surimpressions radio. Tous les participants relevèrent la voix émotionnellement expressive de l’assistante radio Léna. J’émis quelques idées sur des voix particulièrement expressives et pensai à une collaboratrice qui, au téléphone, se présentait uniquement par son nom - Rasmus - avec insistance et sans nommer son prénom, ce qui est plutôt rare pour une femme. Je commençai donc l’entretien test par des considérations sur la voix impressionnante de Léna. Je dus retenir en même temps un accès de toux... Dès le début, une surimpression particulièrement nette se fit entendre, qui fut reproduite sur l’oscillographe, visible par tous, pendant la conversation même. Mon magnétophone enregistra : « Je fus très impressionné par tchappa le... » Le contrôle donna les résultats suivants : sur toutes les bandes, très faible surimpression, à la limite de la perceptibilité, à l’exception de l’Uher de Jürgenson et du Videorecorder. Les micros de l’oscillographe (qui, je le rappelle, réagit vivement au moment du tchappa) et du Videorecorder étaient placés côte à côte sous le micro universel de Jürgenson. Je poursuivis mes remarques sur la voix de Léna toujours luttant contre des accès de toux. Peu de temps après, on entendit à nouveau une surimpression : « Émotion... Rasmus. J’aimerais bien vous » demander. Les micros directionnels étaient disposés de la façon suivante sur la table : d’un côté Jürgenson et moi-même près de lui ; en diagonale, Keil et Lemke. Les trois autres étaient placés comme décrit plus haut. Jürgenson et Keil comprirent tout d’abord von uns (« de nous », consonance analogue à Rasmus). Puis, on refit une audition de la bande de mon magnétophone. Peu de temps auparavant L. Bélanger était venu se joindre au groupe. Lui et moi compriment, indépendamment l’un de l’autre, immédiatement Rasmus. Le « visible speech-diagram » fournit des éléments de confirmation pour cette version du mot. Le contrôle des bandes donna les intensités suivantes : Jürgenson fort, Bender un peu atténué, Keil et Lemke très faible, micro universel et Videorecorder très bien perceptible. L’oscillographe montra un « top » bref.
UNE SURIMPRESSION D’ORIGINE PARANORMALE
Cette surimpression m’apparut nettement d’origine paranormale. Jürgenson, dont
la bande portait la trace la plus forte, la plus nette, ne connaissait pas le
mot. Quant à moi (deuxième intensité dans la série), je n’avais certainement pas
pu émettre le mot par chuchotement, car le diagramme de visualisation met en
évidence que l’on ne saurait passer d’un son émis en chuchotant à un son
clairement articulé en moins de 0,05 seconde. En plus, j’étais gêné par des
accès de toux. Les enregistrements de Keil et Lemke étaient si faibles qu’ils se
situaient en dessous du seuil de perceptibilité. Le résultat semble donc
confirmer que Jürgenson est l’auteur de la surimpression. Comme il ne
connaissait pas le mot, il faut admettre qu’il avait été influencé, par
télépathie, par moi qui étais assis directement à coté de lui. L’effet
mystérieux retenu dans cette interprétation devrait donc se manifester en
premier lieu sur les micros Jürgenson, Universel et Videorecorder et sur le
mien. Lors d’une expérience suivante, nous décidâmes de laisser fonctionner nos
magnétophones pendant une minute encore après la fin de la conversation-test
dans le silence le plus complet ; la disposition des micros était inchangée. Les
participants se mirent donc d’accord sur l’observation d’une stricte
discipline : pas un mot ne devait être prononcé. Ils se contentèrent de fixer
avec attention l’oscillographe qui, soudain (à vingt-deux secondes de la fin de
l’expérience, comme l’enregistrement le montra), donna un « top ». C’était la
manifestation d’une surimpression que tous les participants reconnurent comme
étant formulée en langue anglaise. Tout le monde comprit : Stop- as you like...
Puis ce fut indistinct, mais on réussit, après plusieurs auditions, à identifier
one pause. Le mot stop était prononcé à l’américaine, ce que confirma l’analyse
du diagramme qui révéla un « a » et non un « o ». Le phénomène était
reconnaissable sur tous les enregistrements, et seul celui du Videorecorder
était imprécis. Le mot pause était prononcé comme à l’allemande, mais sans le
« e » final. Ce phénomène aussi semble plaider en faveur d’une origine
paranormale. Que la surimpression ait pu être produite par le chuchotement
involontaire d’un des participants (deuxième contre-hypothèse) est hautement
improbable en raison même de l’observation stricte du silence, et aussi de la
prononciation à l’allemande du dernier mot. La troisième contre-hypothèse -
fragments d’émissions radiophoniques - s’exclut d’elle-même, en plus des
contrôles de l’ingénieur Lemke, par le sens précis du mot qui se rapportait à la
situation dans laquelle se trouvaient les expérimentateurs. L’origine probable
ne pouvait, cette fois-ci, se localiser par une analyse comparative des
enregistrements. Il est même à noter que Jürgenson ne prononce jamais de mots
anglais à l’américaine. 5 mai 1970 : Jürgenson a enregistré, comme il le dit
après contrôle des bandes, seize phénomènes vocaux. Une partie en a
effectivement été perçue aussi par les participants, mais il ne fut pas possible
de se mettre d’accord sur le sens des formations vocales.
6 mai 1970 : dans cette expérience qui est la dernière intéressante à prendre en
considération, les expérimentateurs étaient Jürgenson, moi-même, Keil et
Bélanger dans l’ordre de leurs places autour de la table ronde, et chacun était
pourvu d’un microphone directionnel. Une surimpression vint se placer d’une
manière très sensée dans une phrase de Jürgenson qui venait de dire : « Tout
n’est que suggestion, vous » comprenez - non mes amis -, n’est-ce pas ? » Ce
phénomène fut immédiatement compris par Keil et par moi. La classification
intervenue ensuite par ordre de netteté sur les enregistrements donna le
résultat suivant : Jürgenson, micro Universel, 6, Jürgenson, micro directionnel,
1 ; Bender, 2 ; Keil, 3, 4 ; Bélanger, 3. Un son émis par chuchotement par un
des expérimentateurs aurait dû être capté par les micros directionnels. La
deuxième contre-hypothèse, ici encore, est improbable, de même que la troisième
contre-hypothèse, à cause de l’insertion parfaitement sensée dans le contexte.
Une origine paranormale est la plus vraisemblable.
DES ÉPREUVES D’INTELLIGIBILITÉ
En collaboration avec J. Sotschek, membre du groupe de recherche acoustique de l’Agence centrale de télécommunications à Berlin, il fut procédé sur les cinq phénomènes vocaux (Tanner, Tanner ; von wo ; aber suss ; Rasmus et stop - as you like one pause) à des épreuves d’intelligibilité. Les sujets choisis pour cette expérimentation étaient sept membres d’un groupe acoustique travaillant en liaison avec les chercheurs, et six autres personnes qui n’avaient jamais jusque-là procèdé à des mesures d’intelligibilité acoustique. Des questionnaires préparés par l’Institut de Fribourg prévoyaient, en premier lieu, une interprétation libre et ensuite seulement une échelle de « choix multiples » avec neuf possibilités qui se ressemblaient phonétiquement. Était reconnue pour juste l’interprétation donnée lors des séances de Nysund, confirmée par les travaux en laboratoire à l’Institut. Chaque surimpression fut auditionnée au moins vingt fois. Résultats : L’interprétation libre ne donna, en aucun cas, la concordance souhaitée avec les définitions retenues. Très souvent, les sujets n’entendirent que des sons, mais ne reconnurent aucun mot cohérent. L’exploitation des « choix multiples » montra, par contre, que trois des cinq surimpressions furent reconnues avec suffisamment de signification statistique. Il s’agit de von wo, avec 54 % de réponses justes, aber suss avec 46 %, stop - as you like, one pause (62 %). Ces pourcentages sont encore très éloignés de 100 % mais les autres mots obtinrent des notations très inférieures. Dans les deux autres cas de surimpressions, la définition exacte était, à chaque fois, un nom propre, que les sujets ne connaissaient évidemment pas (Rasmus, Tanner, Tanner) : d’où une plus grosse difficulté d’interprétation et un pourcentage de réussite faible. On nota bien parmi les meilleurs résultats des mots analogues, comme thunder, thander, mais jamais le vrai mot. Pour Rasmus, en revanche, rien, même pas un mot approchant. Si l’on compare les résultats des « choix multiples » avec les analyses de visualisation, on constate que les différences dans les interprétations libres sont d’autant plus grandes que les analyses de visualisation sont douteuses. Les lettres qui se laissent le plus facilement analyser sont aussi celles qui reviennent le plus souvent dans les interprétations par ailleurs très fantaisistes des sujets. Par exemple, dans l’une des plus nettes surimpressions (von wo), des interprétations comme wa-go, wa-ro, war so, bravo, wang-ho furent données. L’analyste des visualisations écrit, par ailleurs : « F très net, deuxième o très net, premier o » tendant vers un a. Sotscheck fournit des explications supplémentaires quand il rend attentif aux difficultés qui se présentent du fait de l’écart défavorable entre signaux utiles et parasites lors des surimpressions. Il faut, aux expérimentateurs, une longue pratique dans l’étude des phénomènes vocaux, ce qui les rend aptes à discerner des phénomènes vocaux indiscernables par d’autres, mais il est évident qu’il faut aussi tenir compte d’une certaine partie de « projection » dans ce qu’ils perçoivent et interprètent. Pour des expérimentations à venir, hautement souhaitables après les résultats encourageants obtenus après la première série de recherches dont il est question ici, il est souhaitable d’avoir un local sans écho pour les enregistrements. Indispensables sont, par ailleurs, des magnétophones blindés, des microphones directionnels qui pourraient remplacer les laryngophones recommandés par Heim pour exclure la deuxième contre-hypothèse. En même temps devraient être prises des mesures propres à « encercler » progressivement, en partant du microphone, le point d’impact des phénomènes supposés. Plusieurs points d’impact possibles (électronique, tête de lecture, etc.) pourraient être envisagés simultanément en utilisant le nombre voulu d’appareils enregistreurs. La constatation, hautement probable, de l’origine paranormale de certaines surimpressions et l’explication des points d’impact de ce que l’on peut supposer être un effet psychocinétique, voilà, pour la parapsychologie, le plus important des problèmes posés par les phénomènes vocaux. L’interprétation psychologique, en particulier la prise de position envers l’hypothèse spirite, est une cura posterior. Il faut remercier Friedrich Jürgenson de s’être mis à la disposition de la recherche parapsychologique sans condition et bénévolement.
Hans Bender.
Et, depuis ceci, nous savons que nous pouvons utiliser le numérique (même s'il ne donne pas toujours les mêmes résultats que l'analogique (magnétophone à bande). Pour le choix des micros, il est souhaitable d'éviter les micros unidirectionnels. L'omnidirectionnel (ou multidirectionnel) est nettement plus approprié par le fait que ce sont des invisibles à nos yeux qui se communiquent à nous et que, par conséquent, nous ne pouvons pas les voir. Si nous ne pouvons pas les voir, le micro multidirectionnel, lui, capte tout ce qui se passe aux alentours. Et enfin, il est encore mieux de choisir un micro omnidirectionnel à elektrets, qui rend le micro encore beaucoup plus sensible.
Pour finir, les messages reçus de Konstantin Raudive nous apprennent que pour les voix paranormales entendues sur radio, nos invisibles semblent utiliser les variations de champ magnétique en influant sur elles directement à partir de l'électro-aimant du haut parleur. Ceci signifie que le micro devient dès lors non nécessaire. Il est bien évident que plus une personne possède de qualité médiumnique et plus elle a de possibilités de recevoir des voix paranormales.