

L’Arbre des Sephiroth EST l’Arbre de vie, selon la tradition ancienne de la Kabbale. Il représente la structure de l'homme et de l'univers, unis en un seul ensemble, un seul élément. Il symbolise plusieurs notions simultanément :
·
la Création manifestée ;
·
le voile occultant placé entre l'homme et la
connaissance pure ;
·
et toutes les interactions entre ces notions
ou forces.
On a beau chercher de
plus en plus loin, les origines de cet Arbre reste méconnue. On suppose
seulement que son origine la plus
lointaine pourrait remonter à Adam, qui l’aurait reçu de l’Archange
Raziel.
Depuis plusieurs
siècles jusqu’à notre époque contemporaine, ses représentations illustrées ne
varient guère, quel que soit l’artiste qui le dessine.
Les sephiroth sont au nombre de dix. Au sens littéral, ce mot signifie
« émanations », « numérations » ou encore
« nombres ». Sephiroth est le pluriel de sephirah.
Chaque sephirah est une étape de notre champ de conscience sur les forces
en action, dans la réalité que nous percevons. Il y a ainsi 10 étapes
différentes. Elles sont schématisées par des cercles disposés de façon bine
définie, comme le montre la figure ci-dessous.
Le fait que la représentation de l’Arbre soit verticale ne signifie pas
pour autant qu’une sephirah peut être supérieure ou plus élevée qu’une autre.

Entre
chacune des sépiroth se trouvent plusieurs chemins possible. Il y a, en effet,
plusieurs possibilités pour passer d’une sephirah à une autre sephirah mais,
n’importe qu’elle sephirah ne peut pas permettre l’accès à n’importe qu’elle
autre sephirah. Il ya des chemins à respecter.
Les
chemins entre les sephiroth sont les différentes interactions entre elles. Ces
chemins peuvent être compris comme des combinaisons de forces ou des zones de
transition, ou encore des canaux.
Chaque chemin se doit d’être représenté
comme un chemin bien réel et non comme un simple trait, lorsqu’il est dessiné.
Comme chaque chemin peut aussi être compris comme un canal, il y a
nécessairement une notion d’écoulement, d’écoulement des flux d’énergie
alimentant notre réalité, ou la perception que l’on en a.
Il n’y a aucune interruption, ou
discontinuité entre les chemins et l’énergie circule, et doit circuler,
librement et en permanence à l’intérieur de l’Arbre, permettant à ce dernier de
continuer son évolution de création permanente.
Si les sephiroth sont au nombre de 10, les chemins sont au nombre de 22. Ce qui fait un total de 32 possibilités primaires.
Or, en numérologie, ou guématrie, 32
est égale à 3 + 2, soit 5. La signification cachée du 5 est tout simplement la
loi de l’évolution vers le spirituel, pour le retour à l’énergie originelle.

Elle
n’'est pas du tout arbitraire mais bien précise car elle fait état d’une
succession de forces et d’interactions qui s'équilibrent jusqu'à la 10ème
et dernière sephirah.
A
bien y regarder, cet ordre nous montre que l'Arbre est inversé. La sephirah
portant le numéro 1 se trouve en haut tandis que la 10ème (qui
représente aussi la cime de l’Arbre) se trouve en bas. Cette progression dans
les numéros des sephiroth tient compte de la progression de la construction de
l’Arbre.
La
1ère sephirah, associée à la racine de l'Arbre, est située en haut
tandis que la 10ème sephirah, liée à la cime, se trouve en bas. La
numération des chemins correspond aux étapes de construction de l'Arbre. Elle
représente la progression des ajustements et des mises en équilibre
indispensable au déploiement complet de l'Arbre. Lorsque vous construisez une
maison, vous ne pouvez pas mettre une cheminée si le toit n’est pas posé. Et le
toit ne se pose pas à n’importe quel moment non plus.


Sans même connaître
les caractéristiques des sephiroth, il nous est possible maintenant de les relier
entre elles. Il nous suffit de suivre l'ordre des nombres qui leur sont
attribués. Cette progression montre la figure qui est connue sous le nom d'éclair
fulgurant.
L’éclair fulgurant
symbolise l'étincelle divine qui engendre l'univers.
Pour faire une
comparaison, sur un ordre plus concret, prenons une solution chimique dans
laquelle nous ajoutons une substance, ou un influx électrique, qui a pour effet
de faire apparaître une matière dense (la 10ème sephirah).
Les trois lignes se
trouvant derrière la 1ère sephirah représentent les 3 voiles du
non-manifesté, du non matérialisé.
Les sephiroth sont
des éléments agissant dans l'homme et dans l'univers à tous les niveaux, sur
tous les plans.
En fonction du
niveau sur lequel on se trouve, les sephiroth sont vues comme des notions
divines, des formes de forces, des niveaux de conscience, des développements ou
des évolutions en marche, au sein de structures vivantes (le corps humain par
exemple mais aussi l'Histoire de l’Homme et des hommes), des perceptions
définies de la réalité.
Les sephiroth sont
des mystères masquant la divinité et ses principes actifs, entretenant
l'illusion du monde.
Les figures qui
suivent nous montrent la correspondance usuelle des noms hébreux des sephiroth.
Cette manière de les
écrire se retrouvent dans la plus grande partie de tous les livres
kabbalistiques.

Lire Netza’h et non Nelzah
Cette figure nous
montre la disposition du macrocosme (l'univers). La disposition du microcosme
(l'homme) est tout simplement inversée. Tout ce qui est à droite passe à gauche
et inversement. Les quatre sephiroth centrales ne bougent pas.
C’est un peu de la même
façon que la partie gauche de notre cerveau contrôle la partie droite du corps
et vice versa.
Selon
le plan sur lequel on se trouve (macrocosme ou microcosme), la multiplicité des
noms et des symboles associés à chaque sephirah se projette.
Nous
allons tenter de comprendre, pour chacune d’elle, son nom hébreu, son nom usuel
en français, d’autres noms parfois plus parlants, les caractéristiques et les
symboles qui y sont associés.
Kéther : la Couronne
Elle
EST le point primordial. Elle EST contenant et contenu à la fois. Elle EST
l’existence des existences. Elle EST le commencement de l’Arbre mais n’a pas de
commencement elle-même. Elle est la MATRICE.
Elle incarne
l'étincelle divine elle-même et n’a pas de forme, pas même mentale. Selon la
tradition de la kabbale, elle ne peut pas être comprise par l’homme, sauf si l’homme
parvient à faire corps avec elle, parvient à faire UN avec elle. Ce qui
signifie que l’homme doit devenir dieu.
« Nul ne peut
contempler dieu et continuer de vivre ». Ce dicton s’applique tout
particulièrement à Kether.
On peut assimiler
Kether (la couronne), au lotus aux mille pétales, au point sans dimension (y
compris dans sa notion de géométrie), au point dans le cercle, au crâne, au
dieu suprême, au créateur, au dieu unique, au point de départ qui ne possède
aucun antécédent et qui crée un système, un univers à partir de lui-même, et
lui permet de se déployer. Kether est la couronne car elle est posée au-dessus
de l’homme et lui donne tout pouvoir tout en restant bien distincte de lui.
C’est le « donner sans jugement ».
Chokmah : la Sagesse
Cette
sephirah est LE père, le yod, le tétragramme, le débordement alimentant le
système. Elle EST le MOUVEMENT.
La
2ème sephirah est l’expansion. C’est une immense vague qui déferle
et à l’intérieur de laquelle tout existe en un tronc commun. Tous les éléments
s’y trouvent mais ne sont pas différenciés.
Le
point sans dimension devient une droite et commence à s’animer. Cette sephirah
et le premier essor, le premier mouvement. C’est le flux premier de l’énergie
inévitable et implacable qui contient tous les autres. C’est le principe
masculin.
Chokmah
est la sagesse car elle incarne en elle-même la dernière étape avant la fusion
complète avec dieu. Elle est la conscience cosmique.
C’est
aussi la ligne droite et le côté gauche du visage. Chokmah représente encore le
phallus, la pierre dressée (tel un menhir par exemple) mais aussi la tour, le
bâton du pouvoir. Son visage est barbu.
Binah : la Compréhension
Cette
séphirah représente à la fois la mère sombre, stérile, lumineuse, féconde mais
aussi le trône et la grande mer (l’océan) tel un réservoir.
Cette
3ème sephirah densifie et concentre l’énergie de Chokmah. Elle est
le principe féminin. Elle donne la vie mais aussi la mort, partant du principe
que tout ce qui est vivant, hors du divin, est limité et est donc voué
automatiquement à la mort, pour acquérir le principe de l’éternité, par
l’approche de Chokmah pour la fusion dans Kether.
C’est
la naissance du temps.
Le
point sans dimension, qui est devenue ligne droite et en train de continuer de
se construire et devient triangle. Le seconde dimension est enfin apparue mais,
hélas, engendre aussi la finitude.
Binah
est la compréhension, ce qui signifie que nous pouvons commencer de faire
l’acquisition de principes qui nous étaient étrangers, tout en conservant la
sagesse. Les principes de synthèse et d’union arrivent.
C’est
aussi la représentation de la coupe, du calice, du côté droit du visage, de la
vulve et de la femme mûre.
Chesed : la Miséricorde
Cette
4ème sephirah représente la bienveillance, l’amour et la majesté.
Elle
contient tous les pouvoirs et est l’intelligence dans l’Unité. Les formes qui
ont été rendues possible par Binah deviennent multiples et, sont confirmées et
entretenues par Chesed qui en assure la perpétuation.
C’est
le principe même de l’ordre. C’est aussi celui de l’anabolisme, la
transformation de toute substance nutritive en tissu vivant. Chesed est la
compassion et la magnanimité. Elle représente la géométrie, le tétraèdre, la
pyramide, l’orbe, la croix avec des branches égales, le sceptre, le roi
couronné lorsqu’il est assis sur son trône. Chesed est le bras gauche.
Geburah : la Sévérité
La
5ème sephirah la rigueurn la
force et l’intelligence essentielle et fondamentale. Elle est puissance de
discrimination en ce sens qu’elle va dans le sens contraire de la cohésion de
Chesed. C’est la force qui disperse. C’est la guerre qui oppose. C’est le chaos
qui détruit, mais elle est aussi le COURAGE car elle force les créations de
Chesed à se dépasser. Elle est fréquemment assimilée aux forces du mal et à
Satan car elle est l’adversaire qui sème la discorde et qu’il faut transcender.
Selon le principe de l’harmonie, le fort et le faible sont indispensable l’un à
l’autre, le chaud et le froid, la masculin et le féminin, le haut et le bas, et
de la même façon, l’ordre et le chaos opposé permettent un équilibre. C’est la
balance de la justice qui autorise le jugement final et qui tranche.
Elle
est le contraire de l’anabolisme. Elle est le catabolisme, c'est-à-dire la
transformation de la matière vivante en déchet.
On
la représente par le pentagone, l’épée, la lance, le fouet et le guerrier sur
son char.
Tiphereth : la Beauté
La
6ème sephirah est l’équilibre, le roi, l’homme et le fils. C’est une
contenance inférieure en ce sens que sa capacité est moindre. Elle est
l’intelligence médiatrice et l’union des influences, la beauté et l’harmonie
des formes et des idées. Puisqu’elle est l’équilibre, elle est aussi un
croisement. C’est le point ou la transmutation des énergies devient possible.
Elle est donc sacrifice et renoncement pour permettre d’atteindre un champ de
conscience plus grand.
Sa
représentation la plus fréquente est le soleil qui se consume pour briller,
nous éclairer et nous réchauffer.
On
la représente aussi par le cube, la croix du calvaire, dieu sacrifié, la
pyramide tronquée, un enfant, le cœur et la poitrine.
Netza'h : la Victoire
La 7ème sephirah est
fermeté, puissance et synthèse. Elle est l’intelligence cachée. Elle associe
l’intellect à la foi et devient la beauté sous toutes ses formes. C’est l’élan
mystique, la confiance et l’enthousiasme et la joie. Elle est les émotions et
les représente chez l’homme par des sentiments soudains et des tentatives de
compréhensions immédiates. Netza’h représente le coup de foudre et les
projections de soi-même en l’autre. Elle est aussi victoire car elle est le but
déjà atteint.
On la représente par une femme nue, une
rose, une ceinture, une lampe, les reins, les hanches et les jambes en mouvement.
Hod : la Gloire
La
8ème sephirah est l’intelligence absolue. Hod est le conformisme aux
traditions classiques. C’est la gloire car elle est la connaissance du savoir
acquis et maîtrisé qui est délivré à tous sous la forme de code. Hod freine
Netza’h en argumentant, en analysant, en démontant, en opposant ses élans trop
rapides et souvent fougueux. Hod permet à l’homme de comprendre par le sens de
l’analyse. Elle est la connaissance immobile, le savoir du livre, la gardienne
des secrets et la mémoire du monde.
Les
symboles de Hod sont le langage, un hermaphrodite, un tablier, les noms, les
reins et les jambes.
Yesod : le Fondement
La 9ème sephirah est le
principe même de la fondation et des images dans leur sens le plus précieux.
Elle est l’intelligence qui purifie. Elle conçoit les formes dans leurs moules
et les sculpte en assurant leur intégrité. Yesod transforme minutieusement le
flux d’énergie qui émanait de Netza’h et qui avait été élaboré par Hod, dans
ses structures les plus complexes. D’elle, sortent les images résultant de
l’union de Netza’h et Hod pour n’en conserver que les figures les plus pures et
les plus harmonieuses et qui deviendront matière dans Malkuth.
Yesod est donc le principe même de l’incarnation de toutes choses.
Elle est plaisir et jouissance. Chez la
femme, c’est la lune qui organise les cycles menstruels. Elle est représentée
par la lune, les organes génitaux, les sandales, les parfums et l’homme nu.
Malkuth : le Royaume
La
10ème sephirah est la porte, la porte de la mort, des larmes, du
jardin d’Eden. C’est la reine, la mère inférieure et la vierge. Malkuth est le
calice de toutes les influences et l’intelligence resplendissante. Elle est la
dernière étape de la forme qui se densifie et devient tangible concrètement et
matériellement. Il n’y a aucune possibilité d’existence plus concrète. C’est la
matière. Elle est notre univers, notre cosmos, notre système solaire, notre
planète, notre corps et toutes les choses animées et inanimées qui nous
entourent. Malkuth est le royaume où tout ce qui est imaginé peut être
réalisé : les bonnes choses comme les mauvaises. Mais c’est aussi celui où
tout ce qui ne peut être absorbé, dans un sens de fusionnement avec le non
dense, la non matière, l’énergie, est voué à devenir déchet. C’est justement le
pari ultime de l’homme tel qu’il est aujourd’hui, de pouvoir maîtriser un jour
les énergies qui s’agitent dans ce royaume, et s’en servir pour se transcender
lui-même, ce vers quoi, à l’aube du XXIè siècle, nous sommes
désormais poussés.
Ses
symboles sont le cercle, les pieds, l’anus, l’autel du double cube, le diadème,
la croix aux branches égales, ainsi qu’une jeune femme couronnée lorsqu’elle
est assise sur son trône.
Les relations
entre les sephiroth
Il
est très utile de comprendre les sephiroth séparément. Cependant, il ne faut
pas oublier qu'elles interagissent de façon permanente entre elles. Leurs
influences se dispersent perpétuellement dans la réalité. C’est justement ce
flux incessant, permanent, qui assure la stabilité de l'Arbre.
Les
sephiroth sont à la fois émettrices et réceptrices. Une séphirah est passive
vis-à-vis de celle qui se trouve après mais active vis-à-vis de celle qui se
trouve avant. Elle subit non seulement
l’influence de toutes les sephiroth qui lui sont liées mais aussi de toutes
celles qui se trouvent avant.
En
définitive, c’est Makuth qui est la synthèse de toutes les autres émanations.
Les relations entre elles sont très
nombreuse et très riches d’enseignements. La conception claire de ces relations
peuvent nous permettre de déchiffrer certains paradoxes et de faire se
rejoindre des notions qui semblent opposées ou nous apparaissent comme
totalement étrangères parfois.
Il ne faut pas « admirer » l’Arbre des Sephiroth, les dessins de la Kabbale, comme de saintes reliques. Cette attitude est, il me semble, complètement stérile. Il ne faut pas hésiter à jouer avec cet arbre, dans un premier temps pour s’habituer à son fonctionnement, et dans un second temps pour en acquérir plus de compréhension.
Grosso-modo, on n’a jamais rien
découvert, ni créé en restant les bras ballants !
qualités
Une séphirah est
alternativement et simultanément positive ET négative. Elle est active ET
passive. Malkuth l’est aussi, bien qu’elle reçoive les influences de toutes les
autres. Par nature, une sephirah est féminine.
L’association du mot
« féminin » aux mots « négatif » ou « passif »
n’a rien de péjoratif. Ce n’est pas un jugement de valeur. Aucune sephirah
n'est, ni « bonne », ni « mauvaise ». Une séphirah est assimilée
à une énergie caractérisée par sa force, la nature de sa force, sa direction et
son intensité.
Prenons pour exemple
le corps humain. Un excès de Chesed peut provoquer une multiplication
incontrôlée de cellules, d’où un cancer peut surgir. Dans ce cas, il convient
de se rapprocher de Geburah, force rectificatrice et destructrice, qui aura un
rôle des plus importants : restaurer l'équilibre du métabolisme en détruisant
les cellules en surnombre.
Sur un plan beaucoup
plus psychologique, un esprit trop critique, exigeant, censeur (et qui serait
sous l'influence de Hod et de Geburah) risque de devenir méchant, inhumain,
voire sadique, et stérile sauf si Netza'h vient tempérer son acidité.
Dans un autre
registre, il est possible d’associer Hod au raisonnement (le sens de la logique
et de l’analyse) et Netza'h aux élans irraisonnés (émotions et imagination).
Raison et sentiment ne sont pas opposés mais plutôt liés. Ils se situent au
même niveau sur l’Arbre. Se priver de l'une ou l'autre sephirah revient à se
couper soi-même d’un outil de réflexion très puissant. La solution réside
peut-être en Tiphéreth (l'élan du cœur tempéré devenant équilibre et
compassion.
Construction
usuelle
L'Arbre des Sephiroth,
souvent, est construit selon le modèle ci-dessous. Il naît de l'intersection de
quatre cercles et d'une ligne qui passe par tous les centres. Le chiffre 4,
dans la Kabbale (guématrie ou numérologie), est fréquemment associé à la notion
de construction, de travail, de méthode et de rigueur. 4 semble être la
quantité d'éléments nécessaires à la stabilité de la manifestation, de la
création. La Kabbale décrit 4 mondes, auxquels elle associe les 4 éléments à
Kether.
Et enfin, le nom du
créateur de l’Univers comporte 4 lettres (le tétragramme ou encore
Tétragrammaton)…

La figure ci-dessus
(celle de gauche), nous apprenons à tracer les quatre cercles fondamentaux pour
dessiner l’Arbre complet. On y retrouve les 10 sephiroth et les 22 chemins, qui
en sont les éléments fondamentaux. Au-dessus de Kéther, les 3 voiles du
non-manifesté sont représentés. Ces voiles montrent le côté un peu
« culotté » de la Kabbale : l'INCONNU reste voilé. Il est impossible
de savoir quoi que ce soit sur lui. Cependant, si cela reste impossible à
connaître, on peut en avoir une idée. Le premier de ces voiles est appelé
« Aïn soph aor » (la lumière sans limite), le second « Aïn
Soph » (le sans-limite, l'infini), le troisième « Aïn » (le
non-être).
Cette même figure
nous permet de voir aussi qu’il y a 3 piliers verticaux. Celui de gauche est
celui de la sévérité. Il est associé à la notion de forme. Celui de droite est
celui de la miséricorde. Il est associé à la notion de force. Et celui du
milieu est celui de l’équilibre. Il est associé aux notions de conscience et
d’harmonie entre force et forme.
L'Arbre
ébauche également un chemin qui relie Kether à Tiphereth. Certains kabbalistes
le font correspondre à Daath (la Connaissance), bien que Daath ne soit pas une
sephirah. Par la suite, est-ce que Yesod pourrait être descendue vers
Malkuth ? C’est possible. Ceci pourrait tendre à démontrer qu’il existe
une promesse d’un pont futur permettant à l’Homme de revenir à la Source
lorsque l’arbre se rétractera de nouveau. Ce qui nous permet de voir que la
kabbale tient compte du fait que notre univers est en pleine expansion, et
qu’il repassera en rétractation ensuite, d’où la notion de
« pulsation ».
Il
paraît difficile d'assimiler Daath à une véritable séphirah, tout au plus
est-elle peut-être le souvenir d'une séphirah (telle Yesod qui serait descendue
vers Malkuth) ou la promesse d'un pont futur (lorsque l'Arbre se rétractera).
Néanmoins, la littérature qui lui est consacrée n'étant pas négligeable, elle
figure ici.
Il
existe d’autres façon de dessiner l’Arbre des Séphiroth, bien des ouvrages en
font état, et il n’est pas possible de développer chacune des façons ici. Le
but du site de Liah étant d’apporter, autant que faire ce peut, un bon éventail
de connaissances, sans ne jamais prétendre les posséder toutes.
Il
est tout à fait possible de faire correspondre l’Arbre des Séphiroth avec
d’autres doctrines de part le monde, anciennes ou encore actuelles. Le principe
du Tao peut se construire de la même façon. Les cultures polythéistes font
toutes états d’un dieu suprême, quand bien même le nombres des dieux est grand.
J’en
veux pour exemple cette histoire bien étrange…
La
mythologie grecque est d’une richesse immense.
Au
commencement était le chaos. Rien n'était avant lui. Il apparut soudainement,
venant de nulle part, informe, silencieux et terne mais d’une taille infinie.
Pourquoi
apparut-il ?
Nul
ne le sait.
D’où
vint-il ?
Nul
ne le sait.
Qui
était-il ?
Nul
ne le sait.
Des
millions d’années s’écoulèrent lorsque l’on ne sait pourquoi, il lui prit
l’idée complètement inattendue de créer Gaïa (la Terre).
Gaïa
fut immédiatement très fertile et donna naissance à un œuf, et bien des
enfants. De cet œuf naquit l’amour. C’était Eros (dieu antérieur à toutes les
antiquités – Il est l’élan créateur, celui qui maintient toute la création)…
Ouranos,
fils de Gaïa, plongeait ses enfants dans l’abîme tandis que Cronos les mangeait
(ne serait-ce pas là les deux aspects de Binah ?). Le couple Gaïa-Ouranos,
puis Gaïa-Cronos, qui se suffisait à lui-même furent supplantés par Zeus qui
triompha de la mort.
L’équilibre
était rompu.
Nom
de Zeus !
L’Arbre
continue de croître et se déployer. Zeus est la patron. C’est le dieu qui
gouverne et qui assure l’équilibre. On le représente souvent assis sur un
trône, un sceptre à la main. Notre Zeus est marié à la déesse Héra qui incarne
la rigueur, la bouderie, la colère et la jalousie (mais elle représente aussi
la raison). Peut-être est-ce une association au dieu de la guerre, Arès, lequel
apparaît souvent en compagnie de Eris, la déesse de la discorde et de la
crainte. Serait-ce là une perception de Geburah ?
Apollon,
quant à lui, est créateur d’harmonie. C’est le musicien qui ne se sépare
presque jamais de sa lyre. Il est aussi guérisseur. Aphrodite est la déesse de
l’amour et de la joie et Hermés est le dieu messager. Il crée les langues.
Associé à Héra qui incarne aussi la notion de raison, il se pourrait bien que
les qualités de Hod se soient manifestées. Non ?
Quant
à Hercule, ne pourrait-on pas y voir une manifestation du monde incarné de
Malkuth ? Car franchir la porte de ce monde de matière dense semble bien
être l’avenir de l’humanité !
.
Qu’est-ce
que la connaissance ?
La
connaissance est ce que je sais, ici et maintenant, en l’état actuel de ma vie.
Demain sera un autre jour et j’apprendrai forcément quelque chose d’autre qui,
de façon incontournable, modifiera la connaissance que j’avais hier. Je suis
toujours susceptible de découvrir quelque chose qui va remettre complètement en
cause ce que je croyais savoir hier. Cela aussi est possible.
Vous
rendez-vous compte qu’il y a bien longtemps, je croyais que la vie n’allait pas
plus loin que la mort ! En le découvrant, cela a bouleversé
fondamentalement tout ce que je croyais savoir.
Et
aujourd’hui, je sais que…
Non,
finalement, je n’en suis pas si sûr !