LA POSITION DE L'EGLISE
La position
de l'Église face aux manifestations provenant de l'Au-delà.
En 1983, Andrea Sardos Albertini adresse ce message (traduit de l’italien) à son
père qui hésite à s’entretenir avec son fils défunt parce qu’il pense que
l’Église réprouve ce genre de communications :
« Papa, il ne faut pas le nier, tu éprouves du remords à communiquer avec moi.
Pourquoi demandes-tu conseil à des gens (des prêtres) qui n’entendent rien à la
Lumière Infinie (Dieu) ? La religion, c’est tout différent… Ces prêtres et la
plupart des gens, même s’ils sont disposés à croire en ces communications (avec
l’Au-delà), se sentent bloqués lorsqu’ils doivent marquer leur plein accord,…
parce qu’ils craignent que la Lumière Infinie ne le permette pleinement.
Pourtant, ceux qui peuvent communiquer sont des privilégiés et, plus il y
a de contacts, plus la Lumière Infinie est heureuse. Parce que, Papa, imagine
que le monde entier soit convaincu de l’existence de l’Au-delà, on arriverait à
éliminer toutes les horreurs de la vie, car chacun voudrait élever son âme
jusqu’aux plus hauts sommets… Faire savoir au monde entier qu’il existe un
Au-delà… c’est ma mission » (Lino Sardos Albertini, Esiste l'Aldila, traduit en
français aux éd. Filipacchi ou Le Livre de Poche sous le titre L'Au-delà
existe).
Un message de Roland de Jouvenel confirme celui d’Andrea : « La face du
monde changerait si les hommes croyaient à la survie. Plus les gens croiront que
les liens ne se rompent pas entre les vivants et les morts, moins ils nieront la
réalité de l’âme. Notre expérience est un chemin détourné pour rapatrier des
esprits à Dieu. »
Dans la Bible et dans les premières communautés chrétiennes, il était courant
d’écouter les messages des esprits envoyés par Dieu. L’Église chrétienne,
affirme Pierre Monnier, est responsable de la perte de cette pratique :
« La dégradation des privilèges accordés à l’humanité par son Créateur
est imputable à l’Église. En voulant exclure le commun des mortels (au sens
exact de ces mots), son institution remit la pratique du culte à un très petit
nombre d’élus pour lesquels l'inspiration spirituelle ne joue qu'un rôle très
effacé… Ces hommes, responsables devant Dieu de l’âme des hommes, leurs frères,
ont perdu le contact avec Dieu… Ce contact est une communion spirituelle mais
positive, où Dieu parle un langage intelligible à son enfant, un langage
spirituel (je dis bien spirituel), mais qui retentit à votre oreille psychique
comme la parole articulée. En perdant ce contact pour eux-mêmes, les prêtres
l’ont perdu pour la Terre. De là, un abîme qui s’est creusé entre deux mondes
habités par les hommes… Les affirmations (de l’Église) reposent, de ce fait,
uniquement sur l’attestation des hommes encore mortels, alors que Dieu permet à
ses fidèles d’aller puiser directement aux sources de la vie spirituelle…
« Dieu parle ! Il en a toujours été ainsi : pendant des siècles… Dieu
répond réellement aux questions anxieuses des hommes… Puis, par une coupable
anomalie, quand l’Église de Dieu fut devenue chrétienne, elle laissa se perdre
cette lumière inestimable qui venait directement du Tout-Puissant par la voix de
ses serviteurs, anges ou esprits, comme à votre époque actuelle. Vous avez
laissé s’atrophier la faculté de communiquer dont Dieu vous avait enrichis à
l’origine et vous trouvez surnaturel, supranormal, un échange intime qui, bien
au contraire, est aussi rationnel que tous les rapports entre les hommes de la
terre.
« Mais aujourd’hui, avec quels haussements d’épaules, avec quels sourires
sarcastiques vous écoutez le récit d’un visionnaire lorsqu’il affirme avec foi
la présence des êtres spirituels dans la société terrestre.
« Chrétiens, vous construisez une tour de Babel ! Alors que, pour éviter
les erreurs qui retardent et prolongent votre évolution, vous pourriez, dans la
prière et sous les regards explicatifs du Sauveur, recevoir humblement
l’enseignement dont sont chargés vos amis de l’Au-delà. L’Église condamne, sans
les reconnaître, les messages venus de la part de Dieu ! Nous sommes pourtant
les successeurs spirituels d’un Pierre et d’un Paul : "Nous faisons fonction
d’ambassadeurs pour le Christ".
« C’est à nous que le Christ faisait allusion, quand il parla de "vos
anges". Nous sommes effectivement vos anges… ou plutôt, vos "esprits gardiens".
« Rétablissez le contact avec les sphères spirituelles. Telle fut
l’origine de la spiritualité au milieu des hommes. Ne suivez pas votre route en
insensés ou en aveugles ! Les esprits au service de Dieu sont toujours prêts à
vous tendre la main. Tous nous cherchons à vous introduire dans une période de
réalisations spirituelles que la Terre a toujours ignorées » (message de Pierre
Monnier, Lettres de Pierre, tome 1)
« Aussi, en 1966, le Pape Paul VI a-t-il aboli les restrictions quant aux
publications concernant de nouvelles apparitions, révélations, prophéties ou
miracles. En conséquence, de tels écrits peuvent être lus et distribués par les
fidèles sans la permission spécifique de l’Église, pour autant qu’ils ne
contiennent rien qui soit contraire à la foi et à la morale. Ce qui veut dire
qu’un "imprimatur" (autorisation de publier accordée par l’Église) n’est plus
nécessaire. En conséquence, si un évêque interdisait la publication de
révélations privées qui ne contiennent rien de contraire à la foi ou à la
morale, une telle défense serait abusive et absolument invalide » (Extraits de
Chrétiens Magazine n° 124). Quant à l’attitude à adopter à l’égard des
révélations
dites privées, la liberté de chacun est respectée.
« Trente
ans plus tard, l’Église catholique a précisé mieux encore sa position. En effet,
en novembre 1996, le R. P. Gino
Concetti, théologien et collaborateur régulier de
l’Osservatore Romano considéré comme le journal officiel du Vatican a déclaré,
parlant très clairement au nom de l’Église : "Dieu permet à nos chers disparus
qui vivent dans la dimension ultraterrestre d’envoyer des messages pour nous
guider à certains moments de la vie. À la suite des découvertes récentes en
psychologie sur les phénomènes paranormaux, l’Église a décidé de ne plus
interdire les expériences de dialogues avec les trépassés, à condition qu’elles
soient menées dans des buts religieux et scientifiques sérieux » (Gente, n° 52
du 26 décembre 1996, page 6).
Le Père Concetti rappelle toutefois et avec raison, les règles de
prudence élémentaires qui s’imposent, à savoir qu’outre le sérieux, il faut
toujours éprouver les esprits pour savoir s’ils sont du Christ, ainsi que le
recommande l’évangéliste saint Jean.
Pourtant, « nombreux sont les membres du clergé qui éprouvent (encore)
une crainte quasi pathologique face au surnaturel extraordinaire, ce qui est
tout à fait injustifié et contraire à la doctrine authentique de l’Église,
doctrine manifestée dans le Nouveau Testament et dans les auteurs spirituels.
Jésus lui-même a annoncé ce nouveau mode de révélation en faisant à ses
disciples cette promesse : "J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais
vous ne pouvez pas les porter maintenant" (Évangile selon saint Jean, chapitre
16, verset 12). Il est donc important de ne pas considérer les œuvres de Dieu
comme étant diaboliques » (Extraits de Chrétiens Magazine n° 124).
« Les signes que nous adressent nos défunts et, particulièrement, les
messages christiques sont certainement une des grâces de notre époque où les
humains désorientés n’ont plus de repères. Et si Dieu nous accorde ces signes,
nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que Dieu a ses raisons et qu’il ne
nous appartient pas de les mépriser » (D’après le Père François Brune in
Dites-leur que la mort n’existe pas, Jean Winter et Gérald de Dampierre, éd.
Exergue).