(Loi de 1901 n° 0773003917)

    L’association Liah est une association a pour but d'aider dans la compréhension et de soutenir dans la douleur ceux qui ont perdu un enfant, un parent, un (une) conjoint, un ami, un animal de compagnie qui a pris la place d’un être humain (ce qui est parfaitement normal). Nous tenterons, en fonction de nos moyens, d’apporter de l’aide, d’apporter des explications sur la mort bien trop méconnue dans nos sociétés modernes aliénantes.

    Nous ne nous prétendons d’aucune confession religieuse et nous entendons bien n’appartenir à aucune d’entre elles. Nous ne les refusons absolument pas car nous sommes très croyants. Nous avons beaucoup voyagé et approché diverses formes de croyances. Elles sont toutes très respectables. Mais elles sont toutes limitatives à plus ou moins haut degré. La religion est une très bonne chose. Ce qu’en fait l’homme est parfois nettement moins bon. Nous croyons en une forme d'évolution spirituelle qui dépasse toutes les religions par le fait qu'elle les réunit en un seul et même point et permet d'aller bien plus encore.

    Toute personne se trouvant dans cette forme de douleur immense, la perte d’un être cher, peut nous contacter. Elle sera toujours respectée dans son intégrité. A aucun moment nous ne regarderons, ni sa couleur, ni sa religion, ni sa vie, ni ses coutumes. Nous ne demandons que de la sincérité et du respect. Rien de plus.

    Pour le site de l’association-Liah, il y a une charte qui doit être lue et respectée et, les personnes qui souhaitent parler, sur ce site et son forum, doivent s’inscrire. Rien de plus.

    Il est possible de devenir membre de l’association. Si c’est votre désir, faites-nous un mail, écrivez-nous, vous aurez toujours une réponse.

    Par ailleurs, cette association est à but non lucratif mais elle a besoin d’argent pour fonctionner. C’est la raison pour laquelle nous demandons aux membres de s’acquitter d’une petite somme annuelle. Les généreux donateurs seront bien venus évidemment.

    Nous organisons des groupes de travail pour partager et s’enrichir tous ensemble. Nous mettons à disposition une petite bibliothèque de livres à louer. Les ouvrages proposés ont pour but d’enrichir les personnes dans un cheminement spirituel.

    Nous organisons, de temps à autres, des conférences dans le même but. Nos conférenciers sont choisis avec soin.

    Nous essayons, autant que possible, de faire suivre ces conférences par une séance de médiumnité, afin que les personnes puissent tenter d’avoir un contact avec leurs êtres chers partis de l’autre côté du voile de lumière.

    Qu’est-ce qui nous a poussé à créer cette association ?

Nous devrions dire : qui nous a poussé à créer cette association ?

    C’est Frédérique ! Notre Frédounette ! Fred ! Fredy ! Frédou ! Frédoune !

    L’année 2007 n’as pas été une année sympathique pour nous. Notre petit clan, extrêmement bien soudé depuis toujours, s’est vu amputé d’un de ses membres. Frédérique, la petite cadette, a eu un accident de voiture le 12 mai 2007. Elle avait 24 ans, deux mois et 5 jours.

    Chantal et moi, avions pris quelques jours de vacances bien mérités et étions parti sur les routes.

    De chez nous, un tout petit hameau perdu au beau milieu de la plaine de la Brie, nous sommes allés dans la région Nantaise où se trouve notre fille aînée et sa famille, Alexandra. Là, pendant une petite semaine, nous avons passé des jours superbes. Cédric, notre gendre, toujours plein d’humour, ne manquait jamais de mettre de l’entrain. Alexandra y prenait largement part aussi. Et il y a aussi nos deux petites filles, Noémie et Eloïse, âgées respectivement de 5 ans et demi et 2 ans.

     Frédérique, elle, n’était pas venue. Elle avait son petit appartement d’étudiante, à Noisy-le-Grand, et ramait terriblement pour travailler un peu, en même temps que ses études, afin de nous soulager financièrement comme elle le pouvait. Elle n’était pas seule puisque son ami Cyril n’était pas bien loin. Tout deux était très amoureux l’un de l’autre et bien sûr, se voyaient souvent.

    Frédérique était aussi comédienne de théâtre. Une bonne comédienne, talentueuse et aimée. Pierre Arditi lui-même, un jour le lui avait dit.

    Elle avait un nom de scène, un nom de comédienne. Elle s’était appelé elle-même « La Grande Liah ». La grande non pas parce que son ego était trop grand, elle était bien trop timide pour cela mais par opposition à sa toute petite taille. Pas bien grande la nana ! 1 m 56. Pas épaisse non plus. Mais d‘une force de caractère et d’un dynamisme dont plusieurs se souviendront sûrement. Liah ! Je n’ai jamais vraiment su pourquoi en dehors de ce qu’elle m’a dit (et je ne peux qu’abonder). Liah, tout simplement parce que ce nom résonnait bien en elle. Cela lui plaisait. Je me souviens qu’elle m’avait demandé mon avis. Je lui avait proposé d’ajouter le H final. Je suis numérologue depuis bien longtemps et je lui avais proposé le H pour lui apporter de l’aide en ambition et en puissance, en force de caractère. Ma proposition lui a plu. Elle se l’est votée à l’unanimité et l’a adoptée. Elle était comme ça la Liah !

    Aujourd’hui, nous faisons naître cette association dans et pour la continuation de Frédérique puisqu’elle est toujours vivante. Elle l’est différemment, certes, mais elle l’est toujours.

    Devant cet immense coup de théâtre qu’est son accident (un peu trop amer quand même), il était logique de reprendre son nom de scène : Liah.

    De Nantes, nous sommes repartis pour aller passer quelques jours chez nos amis Gérard et Michèle dans le Cher. Avec mon banjo et sa guitare, nous avons un peu "allumé la cantine" à grand renfort de whisky. J’ai toujours noté que les cordes de mes guitares ou du banjo sont de bien meilleure qualité lorsqu’elles sont humidifiées avec du whisky. Allez comprendre… bref, nous avons continué de prendre du bon temps.

    Nous y étions arrivés depuis deux jours lorsque le soir, vers 21 heures, la secrétaire de notre mairie nous appelle, chez nos amis, pour nous annoncer que Frédérique avait eu un accident et qu’elle n’avait pas survécu. Nous étions à environ 400 km et ne pouvions rien faire.

     Ca y est !

    Le ton est donné !

    La guillotine vient de tomber!

    Elle tombe sans préambule. Pas d’avertissement au préalable. Pas d’anesthésie non plus. Il faut que ça fasse mal. Le plus mal possible. De la cruauté à l’état pur.

    Cette charognarde de guillotine !

    Fort heureusement pour nous, nous n’étions pas seuls. Nos amis étaient là. Ils sont de vrais amis et nous l’ont amplement démontré.

    Nous étions, Chantal et moi, comme des boxeurs KO. Le monde se met à danser autour de nous. On ne comprend rien. On ne comprend même plus le poids des mots. Et puis d’un seul coup, tout s’arrête. Le temps n’est plus là. La vie est partie. Elle n’est même plus en nous. On ne ressens rien d’autre que cette très longue plainte de bête que l’on met à mort et qui commence à sortir. Chantal hurle sa plainte. Sa plainte sort de son ventre, haineuse, terriblement moche. Ce n’est pas sa voix. La mienne ne sort pas mais elle est là, à l’intérieur de moi. Elle me brûle, m’empêche de respirer. Je ne vois rien qui accroche mon regard. Je me sens totalement perdu. Et puis ma plainte se met à sortir mais elle ne fait presque pas de bruit. Ma plainte, c’est mon portable. Moi qui n’apprécie que très moyennement le téléphone, je téléphone. Je téléphone encore. Et je téléphone… Je passe tout mes amis et membres de ma famille en revue. J’annonce. Je dis les choses avec une netteté et un calme dans la voix qui pourrait presque faire peur aux vu des conditions. Mais je n’appelle pas n’importe qui, dans n’importe quel ordre. Tout devient soudainement très clair et très calculé chez moi. Je commence par tous mes amis qui ont un cheminement spirituel comme le nôtre et, pour certains d’entre eux, depuis fort longtemps. Là j’annonce distinctement la situation et leurs demande à tous, avant de faire quoi que ce soit d’autre, de prier et de diriger notre Frédounette vers la lumière. De la diriger maintenant, immédiatement. Je sens et je sais que c’est capital, primordial. Etant donné la brutalité de son accident (après la secrétaire de mairie, j’ai dû appeler la gendarmerie du lieu et les gendarmes m’ont donné tous les détails, à mon insistance), je me dis qu’il y a eu suffisamment de dégâts et que ce n’est plus la peine d’en rajouter. Je me refuse à l’idée de la laisser sans compréhension, comme ça, sur son propre sort. Mon rôle de père n’est toujours pas fini. Il continue. Il perdure. Il va devenir différent mais je dois le continuer. De part notre cheminement spirituel, Chantal, Alexandra et moi, nous savions déjà depuis très longtemps ce qui peut éventuellement se passer dans de telles circonstances. Le mort, ou la morte, ne comprend pas ce qui lui est arrivé et ne peut pas se tourner vers la lumière, vers cet Amour universel. Elle le peut d’autant moins qu’elle a la possibilité de voir tout le monde, de l'entendre, et d’entendre même leurs pensées. Le désarroi total dans lequel se trouvent ses proches ajoute à sa tristesse une charge émotionnelle considérable. Le mort se refuse à l’idée de laisser ses proches. Et là, commence une errance entre deux mondes.

    Je me refusais à cette idée. C’est, pour moi, d’une stupidité inconcevable. Il fallait l’aider à comprendre ce qui lui était arrivé. Il fallait lui dire qu’on ne lui en voulait pas (et le lui dire avec sincérité). Il fallait lui dire qu’elle devait parvenir à ne pas s’en vouloir. L’accident était au rendez-vous, et alors ? Il fallait lui dire qu’elle était pardonnée d’avoir eu un accident, pardonnée d’être partie un peut trop tôt selon la logique de la norme de la vie. Frédérique connaissait tout ça puisque nous l’avons éduquée, comme sa sœur, selon nos convictions.

    Et là, une très grande chaîne d’amour et de prière s’est créée. Frédérique à rejoint la lumière et se trouvait dedans quelques heures après son accident.

    Et depuis…

    Depuis, il n’y a aucun changement !

    Frédérique est toujours avec nous. Elle nous a déjà envoyé des légions de signes, de coucous, et quelques manifestations étonnantes, dont certaines décoiffent un tantinet.

    Depuis, elle a même offert un paquet de gâteaux à sa maman. Les préférés de Fred.

    Depuis, elle a offert des fleurs à sa maman. Si, si, je vous assure. Des vrais fleurs. Elle m’a même chargé de les donner à sa maman.

    Mais tous ces phénomènes sont développés ailleurs sur ce site.

    Soyez patients…